Blogger ou ne pas blogger?

Est-ce qu’Internet, cet incroyable réseau mondial de communication qui prend de plus en plus d’ampleur dans la vie de tous les jours, cause un appauvrissement de la langue? Les avis sont partagés.

 

Sur Internet, il faut écrire d’une façon concise qui va droit au but afin d’avoir le plus de « suiveurs » ou de « J’aime » possibles. Selon quelques experts, il semblerait qu’écrire en ligne encourage un mode de communication rapide sans pensée profonde. Résultat? Un vocabulaire limité, des phrases qui manquent de cohérence et une orthographe très pauvre. Peu de personnes font la recherche nécessaire sur les règles du français avant de publier leur blogue. Il semble donc que le contenu est le principal objectif au détriment de la langue.

 

Il est vital de pouvoir bien écrire, puisque, et je ne pourrai jamais y mettre assez d’accent, la qualité de vos services, produits ou compétences est reflétée par la qualité de votre écriture. Ce serait dommage de perdre un contrat à un concurrent parce que sa proposition est mieux écrite!

 

De son côté, Marie-Ève Gonthier, une étudiante à la maitrise en éducation à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), confirme après ses recherches sur le sujet « que le clavardage n’a pas d’influence défavorable sur les difficultés d’écriture des élèves. Ceux qui clavardent plus que les autres ou qui ont commencé plus jeunes ne font pas nécessairement plus de fautes d’orthographe.[1] » En somme, il n’y a aucun lien entre la quantité de temps que les adolescents passent à clavarder et la quantité de leurs fautes d’orthographe. Au niveau postsecondaire, l’erreur la plus commune, qui était auparavant l’orthographe, est maintenant l’utilisation des bons mots. Même avec un correcteur d’orthographe, il peut être facile et très gênant de se tromper entre narcotique et narcoleptique.

 

Le français, comme toute langue, est en constante évolution. Sur cet aspect, Internet peut être vu à la fois comme une bénédiction et un fléau. C’est un outil de communication qui est devenu indispensable. Toutefois, il ne faut pas lui permettre de transformer le français en une langue simpliste ayant un maximum de 140 caractères par idée.

 

 

[1] http://www.uqar.ca/uqar-info/limpact-du-clavardage-sur-lecriture-du-francais/. Consulté le 12 mai 2013.

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